Explication
Le canon d’Alekhine est une formation des pièces lourdes, c’est-à-dire la dame et les tours. Les trois pièces sont alignées sur une même colonne, une ligne verticale de l’échiquier, avec les deux tours devant et la dame derrière elles. La tour de tête forme la pointe, la seconde tour la renforce et la dame soutient les deux depuis l’arrière.
La formation est particulièrement utile sur une colonne ouverte, qui ne contient aucun pion, ou semi-ouverte, qui ne contient aucun pion de son propre camp. Elle peut accumuler les attaquants contre une pièce, un pion ou une case d’entrée. Elle peut aussi être préparée sur une colonne encore fermée s’il existe un moyen concret de l’ouvrir avant que l’adversaire ne réorganise sa défense.
Empiler les pièces ne suffit pas
- La colonne doit conduire à une cible réelle ou à une voie d’invasion.
- La mise en place demande du temps. Des manœuvres lentes peuvent céder l’, la capacité de maintenir l’adversaire occupé à répondre aux menaces.
- La tour de tête doit disposer d’une avancée, d’un échange ou d’une capture utile au lieu de rester bloquée.
- Une concrète, une séquence forcée construite autour d’une même idée tactique, peut compter davantage que l’achèvement de la formation.
Le nom est associé à la partie d’Alexander Alekhine contre Aron Nimzowitsch à San Remo en 1930, où Alekhine acheva la disposition en plaçant sa dame derrière les deux tours. Il existe toutefois des exemples antérieurs de la même géométrie, et l’origine exacte de cette appellation dans les publications reste incertaine. Il est donc plus précis de dire que cette partie a rendu la formation célèbre plutôt qu’elle ne l’a inventée.
Confusions fréquentes
Toute batterie de pièces lourdes
Une batterie est tout alignement coopératif. Le canon d’Alekhine exige précisément deux tours devant la dame sur une même colonne.
Sources
- 1.Alekhine's Gun, Chess.com
- 2.Alekhine's Gun, Chess Notes
